La représentation du relief se fait, le plus souvent, à l’aide de points cotés et de courbes de niveau. On peut y adjoindre les hachures et l’estompage, ainsi que certains signes conventionnels (rocher, arrachement, etc.). Le point coté, comme son nom l’indique, est un point dessiné sur le plan près duquel figure l’altitude. Cette forme de représentation est réservée aux détails remarquables : sommet, point bas, carrefour, etc. La courbe de niveau est une ligne qui joint les points de même altitude ; c’est l’intersection du terrain par des plans parallèles au niveau zéro, à des altitudes « rondes » et équidistantes. Les courbes de niveau sont déterminées à partir de points côtés, par interpolation suivant les lignes de plus grande pente. On met en évidence plusieurs mouvements caractéristiques du terrain :
– ligne de crête : ligne de séparation des eaux.
– ligne thalweg : ligne de réunion des eaux.
– ligne de changement de pente, à partir de laquelle l’écartement des courbes changent.
-la croupe : abaissement continu d’une ligne de crête.
-le mamelon : butte de terrain.
-la cuvette : inverse du précédent.
-le col : abaissement ponctuel d’une ligne de crête.
Le tracé des courbes s’obtient par interpolation en appliquant le théorème de Thalès : Soit un triangle ABC, et deux points D et E, D sur la droite (AB) et E sur la droite (AC), de sorte que la droite (DE) soit parallèle à la droite (BC) Alors : A D/A B = A E/A C = D E/ B C Pour la première égalité il est possible de changer l’ordre des trois points sur chaque droite (de façon cohérente), mais la deuxième égalité n’est correcte que pour le rapport indiqué, celui où l’on part du point A commun aux deux droites, par exemple : D A /D B = E A/E C , mais D A /D B ≠ D E /B C D’autres égalités se déduisent par échange des termes dans les égalités de rapport précédentes, ainsi : A B /A C = A D /A E = D B/ E C.
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